Informations

Nom commun : Pigeon de Nicobar ou Nicobar à camail

Nom scientifique : Caloenas nicobarica

Classe : Oiseaux

Ordre : Columbiformes

Famille : Columbidés

Habitat : Forêts denses humides ou sèches, mangroves, maquis et fourrés arbustifs littoraux

Localisation géographique : Inde, Myanmar, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Malaisie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines

Taille : 31 à 41 cm de long

Poids : 460 à 600 g

Espérance de vie : 8 à 12 ans dans la nature, 20 ans en captivité

Reproduction : Oiseaux grégaires, les nicobars forment des couples stables. Pendant la saison de reproduction, le mâle trouve le site de nidification, et apporte les matériaux à la femelle, qui construit le nid. Ce dernier est une simple plate-forme faite de brindilles, souvent à 3 mètres de haut. La femelle y dépose ensuite en général 1 à 2 œufs blancs bleutés, que les deux parents vont vouer pendant 17-18 jours. Les petits naissent nus, et sont nourris au lait de jabot pendant les dix premiers jours. Les parents ajoutent progressivement les graines et les fruits à l’alimentation, et les jeunes quitteront le nid un mois après l’éclosion.

Régime alimentaire : baies, fruits, graines, insectes, parfois petits invertébrés, qu’il trouve au sol.

 

Description

Le plumage des pigeons de Nicobar est magnifique : Tête gris-bleu avec de longues plumes descendant sur le cou, manteau ver-bleu irisé avec des reflets cuivrés, queue blanche. Le bec est noir et les pattes rouges.

Leurs grands yeux leur permettent de bien voir dans la demi-obscurité. C’est pourquoi cette espèce est plus active à l’aube et au crépuscule. Dans la journée, elle effectue de longues siestes dans les arbres.

C’est un oiseau grégaire, qui se déplace en groupes d’îles en îles à la recherche de nourriture et d’un endroit pour dormir. Fait particulier, le pigeon de Nicobar serait le plus proche cousin du dodo de l’île Maurice, cet oiseau considéré comme disparu depuis plusieurs siècles.

Le pigeon de Nicobar tient son nom d’un archipel situé dans l’océan indien.

 

Conservation

Taille de la population inconnue, mais l’espèce est classée « quasi menacée » sur la liste rouge de l’UICN, en raison de la destruction de son habitat, de la chasse (nourriture ou animal de compagnie), et de l’introduction sur son territoire de nouveaux prédateurs, comme les rats ou les chats.