Muntjac de Reeves

(Photo – Pierre Demeure)

Informations

– Nom scientifique : Muntiacus reevesi

– Classe : Mammifères

– Ordre : Artiodactyles

– Famille : Cervidés

– Habitat : Forêts tropicales humides et montagneuses

– Localisation géographique : Sud de la Chine, Taiwan. Introduit en Angleterre

– Taille : 40 à 50 cm au garrot, 70 à 100 cm de long

– Poids : 12 à 17 kg

– Espérance de vie : 10 à 15 ans dans la nature. Jusqu’à 17 ans en captivité

– Reproduction : 7 mois de gestation. 1 à 2 petits par portée

– Régime alimentaire : Herbivore (herbes, bourgeons, jeunes pousses)

Description

Le Muntjac de Reeves, également appelé Muntjac de Formose ou encore Muntjac de Chine, est un petit cervidé primitif vivant en Asie du Sud. Il doit son nom à John Reeves (1774-1856), un naturaliste au service de la Compagnie des Indes Orientales, qui l’a découvert au début du XIXe siècle.

D’une allure assez particulière, il est reconnaissable à son front barré de deux lignes noires et à sa petite taille. Le mâle possède de longues canines supérieures développées en crochets. Il présente également des bois peu développés, recourbés vers l’intérieur et enracinés sur de longues assises recouvertes de poils, qui descendent le long de la face où ils convergent souvent en formant un V. La femelle, elle, ne porte pas de bois, mais des excroissances osseuses recouvertes de poils.

Le muntjac vit une existence plutôt solitaire et nocturne. C’est un animal habitué à se cacher la journée sous les broussailles et dans les hautes herbes en forêt. Il ne sort que pendant la période de rut, afin de se trouver une partenaire, et peut alors vivre en petits groupes de 2 ou 3 individus. Cependant, une fois la période de reproduction terminée, ils redeviennent solitaires.

Conservation

Les muntjacs ne sont pas spécialement menacés, mais dans l’ensemble leur nombre a tendance à diminuer en raison de la chasse incontrôlée (ils sont considérés comme des ravageurs dans certaines régions) et de la destruction de leur habitat. Néanmoins, ils restent globalement une espèce commune et répandue, ce qui explique que l’UICN les a classés en « Préoccupation mineure ». A l’image du Parc de Clères, cette espèce est très représentée dans les zoos européens. Mais curieusement, elle est quasiment introuvable dans les parcs de sa région d’origine, bien qu’elle bénéficie de diverses protections.