Elles piquent et grattent et peuplent le bord des haies, des routes, les forêts et les jardins : Les orties font partie du paysage commun. Dans notre région on en trouve plusieurs espèces, dont  les deux espèces principalement répandues dans toute la France (en dehors de celles propres à une région, comme l’ortie noirâtre en Corse par exemple) : La grande ortie et l’ortie brûlante.

Les orties sont classées parmi les Urticacées, groupe de plante tirant son nom du latin Urtica qui voulait dire « piquer » ou encore « brûler ». Mais l’ortie a bien des vertus : Utilisées parfois en tant que fertilisants, on en fait avant tout un usage médicinal. Pouvant être appliquée en lotion, en bain de bouche, l’ortie a des qualités particulières pour soulager notamment l’acné ou les aphtes. Sa racine peut aussi être directement ingérée, et ses qualités lui permettrait d’avoir un effet bénéfique dans la lutte contre la fatigue. Elle peut aussi être utilisée pour d’autres raisons, mais il arrive que ses bienfaits ne soient que supposés sans avoir pu être prouvés. L’ortie est comestible ! On peut la déguster en soupe, ou en salade, et elle peut même remplacer les épinards dans certains plats.

Bien souvent victime d’une mauvaise réputation à cause des piqures qu’elle cause, l’ortie n’en est pas moins très utile. On peut d’ailleurs ajouter qu’elle est utilisée pour fabriquer des toiles et des cordes de qualités tant sa fibre est robuste. Victor Hugo avait compris qu’elle avait bien des qualités, puisqu’il la cite dans son poème J’aime l’araignée, j’aime l’ortie dans lequel il rend hommage à tous ceux mis à l’écart.

Si vous voulez en apprendre plus sur l’ortie et voir une démonstration de création de ficelle n’hésitez pas à consulter notre vidéo sur YouTube  et notre fiche complète sur l’ortie

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