PARCS ZOOLOGIQUES : LES GARDIENS DU PATRIMOINE SAUVAGE

Autrefois considérés comme de simples lieux de divertissement et de loisirs, les parcs zoologiques ont beaucoup évolués au cours du XXème siècle en se s’attribuant de nouveaux objectifs. Ils jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la préservation d’espèces menacées.
Le Parc de Clères s’investit dans trois missions essentielles :

  • La conservation de la biodiversité afin de protéger les espèces très menacées dans leurs milieux naturels et d’éviter leur extinction.
  • La recherche scientifique
  • L’éducation & sensibilisation du public à la biodiversité qui nous entoure.
  1. La Conservation

La sauvegarde et la protection des espèces menacées est une priorité pour les zoos. Ces derniers sont devenus des réservoirs d’animaux pour la nature. Jean Delacour fut d’ailleurs l’un des précurseurs de la protection de la biodiversité en devenant le premier président de l’AFdPZ à sa création en 1969.

La conservation ex-situ : dans les coulisses du zoo

Depuis date 1992, le parc de Clères est membre permanent de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et des Aquariums). Par ce biais, il participe activement aux programmes d’élevages européens (EEP).
Ces programmes ont été initiés afin de favoriser l’élevage en captivité d’espèces menacées.  La gestion de la reproduction, selon des critères démographiques et génétiques stricts, assure à l’espèce de conserver ses caractéristiques naturelles. Pour cela, le coordinateur européen en charge de l’espèce met en relations les parcs zoologiques afin d’organiser les transferts d’animaux.
L’objectif  final, à plus ou moins long terme, étant une éventuelle réintroduction dans la nature ou un renforcement de la population sauvage par l’adjonction de spécimens élevés en parcs zoologiques.

14 espèces classées en EEP sont suivies et présentées au Parc de Clères : le gibbons à favoris roux, le gibbon à favoris blancs, le panda roux, le tamarin empereur, l’hapalemur d’Alaotra, le pélican frisé, la grue de Mandchourie, l’amazone à joues vertes, le martin de Rothschild, l’ibis chauve, le faisan d’Edwards, le calao terrestre,  le calao de Der Decken, l’éperonnier Napoléon, le touraco de Fischer.

Et 5 autres espèces sont suivies dans le cadre des studbooks européens : la grue couronnée noire, la colombe poignardée, le musophage violet, le touraco de Fischer, le maki catta

La conservation in-situ : un travail sur le terrain

À travers les régions du monde, la biodiversité et les milieux naturels sont fortement menacés. Les animaux du parc de Clères sont des ambassadeurs de leurs écosystèmes, sans le savoir, ils aident leurs congénères sauvages. En effet, une partie des fonds récoltés par les entrées permet au parc de s’engager en faveur d’actions sur le terrain. Ces actions sont visibles sous différentes formes comme le financement d’études scientifiques, de programmes de conservation dans les pays d’origines des animaux ou encore sous forme de dons d’œufs.

Par exemple, nos ibis chauves nés au parc de Clères partent ensuite en Andalousie dans un programme de réintroduction (proyecto eremita) pour rejoindre leur milieu naturel.

  1. L’éducation

Les parcs zoologiques sont aujourd’hui des lieux d’apprentissage et de savoir. Ils ont pour importante mission de délivrer un message de respect et de protection de l’environnement auprès de tous. Leur but étant d’informer le public sur la fragilité des écosystèmes et le rôle que nous jouons dans leur sauvegarde. La sensibilisation se traduit sous plusieurs formes dans le parc et aux travers d’événements annuels.
Cela passe aussi beaucoup par les enfants qui seront les acteurs de demain. C’est pourquoi le parc de Clères accueille chaque année plus de 5 000 enfants. Par le biais d’ateliers ludiques et visites ciblées, les enfants prennent conscience de leur responsabilité vis-à-vis de la planète.

  1. La recherche

Un autre rôle des parcs zoologiques est la recherche scientifique appliquée à la conservation de la biodiversité. Les études menées sur les animaux de zoos bénéficient aux populations vivant à l’état sauvage.  A Clères, plusieurs programmes de recherche sont en cours.
Des étudiants en éthologie (science du comportement) viennent régulièrement mener des travaux scientifiques. En collaboration avec l’équipe animalière, ils s’assurent du bien-être animal et mettent en place des enrichissements afin de stimuler les comportements sauvages de recherche alimentaire, d’exploration, etc.

Les recherches scientifiques menées au Parc de Clères sont essentiellement axées sur des études épidémiologiques et sur le développement d’examens complémentaires visant à améliorer la qualité du diagnostic et de la prévention des maladies chez les oiseaux.