La grande famille des touracos du Parc !

Le parc possède une grande collection de touracos (musophagidae). Ces oiseaux aux couleurs chatoyantes ont longtemps été étudiés par Jean Delacour, fondateur du zoo de Clères. La diversité de leur espèces et leur aspect l’ont passionnés. Originaires d’Afrique subsaharienne, la plupart de ces espèces arboricoles sont menacées par la déforestation.
Zoom sur les différentes espèces présentes au parc.

Touraco à joues blanches – tauraco leucotis

Dessin de touraco à joues blanches – ill. Peggy Le Guern

Le touraco à joues blanches doit son nom à une tache longiligne blanche, en forme de croissant, sur les côtés du cou. Il se distingue par un plumage essentiellement vert et une crête bleu sombre, de forme arrondie. Essentiellement de couleur verte, il a quelques pigments rouges comme son bec et l’intérieur de ses ailes. Cette espèce n’est pas menacée car les touracos à joues blanches sont relativement communs.

Touraco de Livingstone – tauraco livingstonii

Dessin de touraco de Livingstone – ill. Peggy Le Guern

Le touraco de Livingstone est un petit oiseau au plumage à dominante verte. La tête, le cou et la poitrine sont d’un vert plus clair que le reste des plumes, qui ont tendance à prendre également une coloration bleu-violacé. Il se reconnait aux deux barres blanches qu’il porte autour de l’œil et aux plumes de sa huppe, ornées de blanc à leur extrémité. C’est une espèce arboricole qui ne descend que très rarement au sol, préférant se déplacer d’arbres en arbres. A l’image du touraco à joues blanches, le touraco de Livingstone est sédentaire, territorial et vit en famille avec ses petits.

Touraco Pauline – tauraco erythrolophus

Dessin de touraco Pauline – ill. Peggy Le Guern

Ce touraco peut être confondu avec le touraco doré (touraco bannermani) mais il se distingue des quelques plumes blanches de sa crête rouge. Son bec est entièrement jaune et son plumage est en grande partie vert, avec quelques reflets bleus. Cette espèce de touraco n’est pas réellement menacée car elle est en fait peu connue. Mais originaire d’Angola, elle pourrait devenir menacée sur le long terme par la déforestation des forêts de ce pays.

Touraco à huppe blanche – tauraco leucolophus

Dessin de touraco à huppe blanche – ill. Peggy Le Guern

Cette espèce de touraco ne peut être confondue avec les autres ! Sa huppe, ses joues et son cou sont entièrement blancs, qui contrastent avec le bleu-noir du reste de son corps. Sa gorge, son manteau et sa poitrine sont de différentes nuances de verts. Quelques touches de rouges sont apparentes comme autour de ses yeux et sous  ses ailes.

Touracos de Fischer – tauraco fischeri

Dessin de touraco de Fischer – ill. Peggy Le Guern

Cette espèce de touraco se distingue par sa crête rouge et blanche, et son plumage vert à vert foncé avec des reflets bleus. On le reconnait aussi par les traits blancs qui entourent ses yeux. A cause de ses couleurs vives, il est menacé par le commerce illégal, mais aussi par la déforestation, comme le reste de ses congénères.

Touracos à huppe splendide – tauraco porphyreolophus

Dessin de touraco à huppe splendide – ill. Peggy Le Guern

Ce touraco est reconnaissable par son vert-émeraude et bleu-violet présents sur son plumage. Il vit généralement dans des forêt humides, ou au bord du littoral. Il peut aussi être vu dans des parcs et jardins à la périphérie des villes en Afrique. Cette espèce de touraco est uniquement frugivore, contrairement à d’autres qui peuvent manger de petits mollusques.

Touraco violet ou Musophage violet – musophaga violacea

Dessin de musophage violet – ill. Peggy Le Guern

Ce touraco a un plumage principalement bleu-violet. On peut le reconnaître avec son grand bec rouge, un « casque » jaune qui recouvre une première partie de sa tête, et une seconde partie rouge foncée. Cette espèce vit dans des forêts-galeries ou dans la lisière des forêts. Le touraco violet souffre aussi du braconnage et du commerce illégal.