Informations

Nom commun : Ibis chauve

Nom scientifique : Geronticus eremita

Classe : Oiseaux

Ordre : Pelecaniformes

Famille : Threskiornithidés

Habitat : zones arides ou semi-arides des steppes, des pâturages et des champs de culture, à proximité de zones escarpées comme les falaises rocheuses.

Localisation géographique : Maroc, Turquie, Syrie, Espagne

Taille : 70 à 80 cm

Poids : 1000 à 1300 g

Espérance de vie : L’espérance de vie de l’ibis chauve est de 10 à 15 ans dans la nature. Mais en captivité, le plus vieux mâle a atteint l’âge de 37 ans. La femelle la plus âgée enregistrée a vécu jusqu’à 32 ans. La longévité moyenne d’un mâle ou d’une femelle en captivité est de 20 à 25 ans.

Reproduction : Les ibis chauves construisent leurs nids avec des branches et de l’herbe dans les anfractuosités des falaises, parfois les uns à côté des autres. Ils commencent à construire les nids, en février, pour pondre de mars à avril. Les femelles pondent généralement deux à quatre œufs qui sont incubés pendant 28 jours. Le mâle et la femelle participent aux soins et à l’alimentation des poussins. Les jeunes effectuent leurs premiers vols à 43-47 jours.

Régime alimentaire : Carnivore, il se nourrit d’invertébrés et de petits vertébrés. Principalement des coléoptères, des sauterelles, des grillons, des escargots, des araignées, des vers, des scorpions, des larves, des lézards, des petits mammifères.

Description

Pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. Le plumage est entièrement noir irisé de bleu, vert et violet. La tête est nue, avec de longues plumes au niveau de la nuque. Le bec et les pattes sont rouges. Les juvéniles naissent avec un duvet sur la tête, qui partira au bout de 2 ans, à la maturité sexuelle.

Conservation

L’ibis chauve est menacé, son statut UICN est « en danger », après avoir été “en danger critique” d’extinction à la fin du 20ème et au début du 21ème siècle. La population actuelle se maintient, elle est estimée à environ 225 individus en âge de se reproduire. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont la perte de son habitat, l’agriculture intensive, la persécution et les troubles provoqués par l’Homme, la contamination par les pesticides.

Plusieurs régions du monde ont été déclarées sanctuaires pour cette espèce, qui bénéficie ainsi d’un programme de réintroduction, couplé à un programme européen d’élevage (EEP), programmes auxquels participe le Parc de Clères.