Hydropote de Chine

(Photos – Pierre Demeure et Anne-Gwenaël Perio)

Informations

– Nom scientifique : Hydropote inermis

– Classe : Mammifères

– Ordre : Artiodactyles

– Famille : Cervidés

– Habitat : Marais, plaines humides

– Localisation géographique : Chine, Corée. Introduit en Grande-Bretagne

– Taille : 45 à 55 cm au garrot, 75 à 100 cm de long

– Poids : 9 à 14 kg

– Espérance de vie : 10 à 12 ans dans la nature. Jusqu’à 15 ans en captivité

– Reproduction : 6 mois de gestation. 1 à 5 petits par portée

– Régime alimentaire : Herbivore (herbes, plantes aquatiques)

Description

L’hydropote de Chine, également connu sous le nom de « cerf d’eau » ou « chevreuil des marais », est un petit cervidé très spécifique. Son pelage clair, brun-jaunâtre à brun-roux en été, devient brun foncé en hiver. Son ventre est blanc, de même qu’un mince bandeau sur le bout du museau.

Les mâles se caractérisent par l’absence de bois, remplacés par de longues canines sur la mâchoire supérieure. Solitaires et territoriaux, ils s’en servent pour s’impressionner et s’attaquer lors de la période de rut, lorsqu’ils sortent pour se trouver une partenaire. Les mâles ont aussi la particularité de présenter une petite glande odoriférante, placée de part et d’autre de l’aine, probablement pour attirer les femelles. Celles-ci se démarquent également des autres cervidés jusqu’à 5 petits par portée, ce qui est exceptionnel.

L’hydropote, comme l’indique l’étymologie de son nom (« hydro » : eau / « pote » : pied), est un animal vivant en permanence à proximité de points d’eau. Il passe l’essentiel de son temps à brouter des plantes aquatiques et à se cacher dans les herbes hautes pour se protéger du danger. Sa morphologie particulière (pattes antérieures plus courtes que les pattes postérieures) lui confère en effet un profil idéal pour s’engouffrer rapidement et facilement dans ce type d’environnement.

Conservation

Les hydropotes étaient quasiment introuvables en zoo il y a quelques années, mais certains parcs ont progressivement réussi à les acclimater. La population en captivité s’est ainsi développée et des études ont pu être menées afin de comprendre le mode de vie de cet animal, encore largement méconnu. À l’image du cervule de Reeves, l’hydropote voit peu à peu son habitat naturel se restreindre face à l’avancée des activités humaines. Il est donc également classé en « Préoccupation mineure » par l’UICN.