Nom commun : Eperonnier Napoléon

Nom scientifique : Polyplectron napoleonis

Classe : Oiseaux

Ordre : Galliformes

Famille : Phasianidés

Habitat : forêts humides en bordure du littoral

Localisation géographique : Endémique de l’île de Palawan, dans les Philippines

Taille : 40 à 50 cm de long

Poids : 250 à 500 g

Espérance de vie : 15 ans

Reproduction : Le mâle pratique une parade nuptiale proche de celle du paon : il forme un éventail avec sa queue pour impressionner la femelle mais, contrairement au paon, il fait sa roue sur le côté. La femelle fait son nid soit au sol, soit dans les arbres. Elle y pond un ou deux œufs, qui seront incubés 18 à 20 jours.

Régime alimentaire : majoritairement végétarien. L’éperonnier Napoléon se nourrit principalement de graines, de fruits, de feuilles, de racines et de noix mais il peut également consommer des insectes, des vers et des limaces.

 

Description

Il y a un ce qu’on appelle un « dimorphisme sexuel » prononcé chez cette espèce, comme pour beaucoup d’autres espèces oiseaux : c’est-à-dire qu’il y a une différence bien visible entre le mâle et la femelle. Les femelles sont plus petites que les mâles et ont un plumage brun afin de mieux se camoufler pendant la couvaison.

Les mâles, quant à eux, ont un plumage beaucoup plus coloré. Ils arborent des plumes aux reflets métalliques bleus et verts, et leur queue a la particularité de présenter deux rangées d’ocelles bleus/verts métallisées qu’ils arborent fièrement en forme d’éventail lors de la parade nuptiale. Ils sont également reconnaissables par leur huppe pointue au sommet de leur tête et possèdent un éperon sur chacune de leur patte.

 

Conservation

La population d’éperonniers Napoléon est estimée entre 20 000 et 50 000 individus à l’état sauvage. Les principales menaces qui pèsent sur lui sont la destruction de son habitat et la chasse. L’espèce est classée « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN depuis 2000.

L’espèce bénéficie d’un programme d’élevage européen (EEP), permettant une gestion optimisée de l’espèce en captivité, pour pouvoir, un jour, la réintroduire dans son milieu naturel. Le parc de Clères participe à ce programme.