Biodiversidays : un primate de Madagascar

Découvrez aujourd’hui une action de conservation du Parc avec les hapalemur d’Alaotra !

Les hapalemur du Parc

Qui sont-ils en quelques mots ?

L’hapalémur d’Alaotra est une petite espèce de primates lémuriformes, communément appelés lémuriens, endémique de Madagascar : on ne le trouve que sur cette île et plus particulièrement autour du lac d’Alaotra.

De taille moyenne, il possède un pelage gris-brun. Il est facilement reconnaissable par son museau, ses petites oreilles arrondies ainsi que la forme de ses mains et de ses pieds qui l’oblige à se déplacer différemment des autres lémuriens. Pour progresser,  il s’accroche à une tige de roseau jusqu’à ce qu’elle plie et qu’il puisse en attraper une autre, en s’équilibrant avec sa queue. Il se déplace aussi en grimpant, en sautant ou en nageant lorsque cela s’avère nécessaire.

Le mâle possède deux grandes canines supérieures. Les jeunes naissent avec des poils et avec les yeux ouverts; la mère et parfois le père les transportent sur leur dos. Les hapalémurs d’Alaotra  vivent en groupes familiaux, comprenant jusqu’à 12 individus, dont le territoire dépasse rarement deux hectares. Dans cette espèce, la femelle est dominante.

Ces lémuriens sont plutôt diurnes et sont actifs surtout à l’aube et au crépuscule. Ils passent la majorité de leur temps à manger, en raison de la faible valeur nutritionnelle de leur nourriture composée principalement de feuilles.

Où habitent-ils ?

Source : Wikipedia

Il est endémique des rives du lac Alaotra dans le nord-est de Madagascar. Il vit dans la végétation marécageuse autour du lac composée de papyrus et de roseaux. Ce lac se trouve dans des zones humides.

Que mangent-ils ?

Essentiellement folivore, ils se nourrissent principalement de jeunes pousses et de tiges de papyrus et de roseaux qu’ils trouvent dans les marécages.

Le saviez-vous ?

Les lémuriens sont endémiques de l’île de Madagascar, cela veut dire qu’ils ne vivent qu’à cet endroit !

Les lémuriens sont des primates mais ne sont pas des singes. Ils ont évolué uniquement à Madagascar, bénéficiant d’une absence de prédateurs et de conditions environnementales satisfaisantes. L’absence de prédateur et de compétition avec les singes, primates plus évolués vivant sur les continents, a permis aux lémuriens de se différencier en une centaine d’espèces.

Quel est son statut de conservation ?

L’hapalémur d’Alaotra est classé depuis 2002 « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. A l’heure actuelle, il ne reste plus que quelques centaines d’hapalémurs sauvages !

Statut de menace du Hapalémur

Statut de conservation d’une espèce : Indicateur permettant d’évaluer l’ampleur du risque d’extinction de l’espèce à un instant donné.

Une espèce classée « en danger critique d’extinction » est plus menacée de disparition qu’une espèce de statut « vulnérable ».

UICN : Union internationale pour la conservation de la nature.

Quelles menaces pèsent sur la population des Hapalémurs d’Alaotra ?

L’hapalémur d’Alaotra est menacé en grande partie à cause de la disparition de son habitat. Leur écosystème fragile est menacé par le développement humain.

Les zones humides du lac d’Alaotra ont été dévastées par la culture du riz. Cette zone est la plus utilisée pour ce type de culture à Madagascar.

Les populations malgaches, très pauvres, ne connaissent pas d’autre moyen de subsistance que la culture sur brûlis, détruisant ainsi une bonne partie de la forêt et de sa faune et sa flore unique.

La limitation de sa zone d’habitat et de ses sources de nourriture rend donc l’hapalémur particulièrement vulnérable.

Cette espèce est également chassée pour sa chair ou pour être vendue comme animal de compagnie.

En résumé, ils font face à :

  • La conversion des marais en rizières,
  • La culture sur brûlis,
  • Le drainage des zones humides,
  • La chasse pour sa chair et capture pour être vendu comme animal de compagnie.

Quelles sont les actions de conservation pour les protéger ?

  1. Aide des populations malgaches locales grâce à de nombreuses ONG de terrain afin de leur proposer des alternatives de pratiques agricoles plus durables et plus respectueuses,
  2. Protection des zones humides grâce à la convention de RAMSAR,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_de_Ramsar

  1. Reproduction dans le cadre d’un plan d’élevage européen pour maintenir une population captive en parc animalier = EEP, programme d’élevage ex situ

    Logo du Programme Européen d’Élevage
  2. Programme de conservation sur le terrain, in situ, grâce à une association :
  • Helpsimus

http://www.helpsimus.org

Helpsimus

Que fait le Parc de Clères pour les Hapalémurs d’Alaotra ?

Programme d’élevage européen :

Le Parc de Clères participe à l’EEP des Hapalémurs.

Deux couples sont présents :

Un couple reproducteur a longtemps été présent à Clères et a eu de nombreux jeunes, qui dans le cadre du programme d’élevage, sont partis former d’autres couples dans d’autres parcs. Cette bonne reproduction à Clères a permis au programme d’élevage de bien fonctionner et de sauver l’espèce de l’extinction.

Le mâle reproducteur étant  mort de vieillesse, il y a quelques temps,  nous avons fait venir du zoo de Londres un mâle pour tenir compagnie à la vieille femelle reproductrice.

Un des fils né à Clères est toujours là, nous avons fait venir une jeune femelle du zoo de Londres, nous espérons avoir de nombreux jeunes avec ce nouveau couple.

Sensibilisation du public :

→ Les populations captives des parcs zoologiques sont une source de sensibilisation à la protection des hapalémurs et d’éducation environnementale majeure. C’est pour cela que des animations nourrissage sont proposées.

→ Le Parc de Clères accueille Helpsimus sur certains évènements pour permettre à cette association de se faire connaître des visiteurs du Parc.

Et vous que pourriez-vous faire pour aider les Hapalémurs ?

Vous pouvez soutenir l’association Helpsimus en adhérant ou faisant un don.

http://www.helpsimus.org/blog/nous-aider/

… Et venir voir les hapalémurs au Parc de Clères !