biodiversidays : les oiseaux

Du 2 au 7 juin nous vous parlons de la biodiversité locale ou non  avec les biodiversidays!

Les oiseaux sont des acteurs importants de notre biodiversité. Leur nombre et leur diversité sont un indicateur de l’état de santé de notre environnement. Le parc de Clères accueille de nombreuses espèces locales grâce à ses grands arbres et ses points d’eau. Certains apprécient les ruines et les toits du château d’autres, plus opportunistes, s’intéressent à la nourriture fournie pour les canards et les oies.


ZOOM SUR:

Sitelle torchepot source Flickr 

Sittelle torchepot Sitta europaea
La Sittelle torchepot est un oiseau facile à reconnaître grâce à son plumage et à son comportement. C’est un oiseau essentiellement forestier mais on peut aussi le trouver dans des habitats arborés comme dans les parcs et les vergers. La sittelle est un des passereaux les plus vocaux au printemps. Sa voix est unique et ne peut être confondue avec aucune autre. C’est un oiseau sédentaire, elle est présente toute l’année dans la forêt. L’été, elle est insectivore et l’hiver, elle devient granivore puisqu’elle ne trouve plus d’insectes pour se nourrir.
Ses prédateurs sont certains rapaces diurnes (comme l’épervier) ou nocturnes (telle que la chouette hulotte) ou de petits carnivores (belettes ou martres). La Sittelle est une espèce commune et largement répandue. C’est l’une des rares espèces à être signalées en augmentation depuis les années 60 en Europe.

Le saviez-vous ?

La sitelle est nommée sittè par Aristote dans son histoire des animaux sans doute à cause de son cri, quant à l’adjectif torchepot, il lui vient du fait qu’elle maçonne l’entrée des trous ou crevasses où elle niche avec de la boue séchée pour restreindre l’entrée et se faire plus discrète. C’est le petit maçon de la forêt!


Guillaume Gambier de la Ligue de Protection des Oiseaux nous liste les espèces que l’on peut rencontrer autour de Clères.

Les oiseaux communs sédentaires que l’on contact le plus souvent:
Rouge gorge familier
Merle noir
Moineau domestique
Etourneau sansonnet
Pigeon ramier
Troglodyte mignon
Mésange charbonnière
Mésange bleue
Mésange nonnette
Mésange à longue queue

Les migrateurs les plus communs:
Pinson des arbres
Pouillot véloce
Fauvette à tête noire
Cigogne blanche

Les oiseaux forestier du parc:
Sitelle torchepot
Grimpereaux des jardins
Pic épeiche
Pic vert

N’oublions pas la Grive musicienne dont les mâles sont des virtuoses du chant et qui devient si discrète lorsqu’elle entre dans sa phase de nidification… Rappelons que chez la plupart des espèces de passereaux se sont les mâles qui chantent pour affirmer leur territoire et séduire les femelles. A l’exception toutefois du Rouge gorge familier dont les femelles chante à partir de septembre pour s’assurer un territoire exclusif d’hivernage à la migration d’automne.
Le si discret Accenteur mouchet commence à chanter à Clères dès le mois de janvier, le début du printemps des oiseaux. La Sitelle torchepot les Pics épeiches et vert territorialisent par des tambourinages et des chants en ce début d’année également.

Chez les corvidés, on observe très facilement la Pie bavarde qui se distingue par son plumage contrasté de noir et de blanc et aussi le Geai des chênes qui cache en automne des glands afin de constituer des réserves de nourriture. Il participe ainsi à la dissémination des chênes dans le Bois de Cordelleville.  En face les Corbeaux freux nichent en colonie dont les nombreux nids sont présent dans les hautes futaies du haut du parc. Nicher en colonie permet de multiplier les vigies pour signaler et se défendre des prédateurs. Les Choucas des tours sont leurs voisins, présents sur les ruines du château, l’église et les cheminées inutilisées du village. Il faut enfin signaler la plus farouche Corneille noire discrète pour échapper aux persécutions des hommes.

Au cœur du village on trouve les Hirondelles rustiques et les Hirondelles de fenêtres qui nichent sur les maisons. A ne pas confondre avec le Martinet noir qui s’en distingue par ses ailes en faucilles et sont vol plus rapide et entrecoupé par des vols planés.
Dans le verger conservatoire, le chardonneret élégant, le verdier d’Europe nichent en compagnie du pinson des arbres. Plusieurs couples d’étourneaux sansonnet, oiseau cavicole s’installent dans les vieux troncs de la zone humide notamment dans les anciennes loges creusées par le pic épeiches. On observe la grive draine dans cette zone du parc qui vient se nourrir des boules de gui poussant sur les peupliers.
Je pense à un oiseau très discret que j’ai eût le bonheur de découvrir dans la zone humide près des nids de gallinule poule d’eau, le gobe mouche gris. Un oiseau très discret dont les cris de contact et le chant bref sont difficiles à identifier.

Parmi les rapaces, le plus fréquent reste la Buse variable et parmi les nocturnes, la Chouette hulotte reste la plus fréquente et la plus discrète l’Effraie des clochers…On signale aussi la présence du Héron cendré sur la zone humide et le lac dans le parc.

Retrouvez Guillaume Gambier lors des sorties nature proposées autour du parc.